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Le K barré, lettre interdite

Le 10 janvier 2026

La lettre K avec sa partie inférieure entrecoupée d’un trait oblique, dite «K barré», est une lettre aujourd’hui mystérieuse alors qu’elle a fait partie de nos alphabets durant des siècles. C’est dans la transcription de noms bretons qu’elle a longtemps survécu, abrégeant le mot ou préfixe ker, qui signifie lieu habité, hameau. On le trouve dans d’innombrables noms de lieux ou de personnes. Les scribes ont abrégé les lettres er par une courbe qui a fini par venir barrer le K. Mais l’unification typographique dans le domaine de l’administration en France a progressivement relégué puis interdit le K barré ! Pourtant, il revient en faveur de nos jours : des artistes comme le chanteur Dom Duff ou le réalisateur Gustave Kervern (qui signe «K/vern») cherchent à l’imposer jusque sur leur carte d’identité. Le K barré devient alors un marqueur identitaire au même titre que le «n tilde», qui a tant fait débat dans le prénom Fañch, avec un combat très médiatisé. Ce petit précis par deux passionnés de la langue, en France et en Bretagne, fait un point érudit et malicieux sur la question du K barré et ses implications inattendues dans notre quotidien.

Stage d'une journée de chants en breton avec Elodie Jaffré et Maude Madec le samedi 7 mars 2026 de 10h à 16h Salle Alan Meur 1 et 2 à Questembert/KistreberzhInscription obligatoire
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